L'Economist Intelligence Unit (EIU) a dernièrement produit une note s'intitulant : « Africa : Open for business ». Cette note est particulièrement intéressante car elle est met de l'avant plusieurs éléments de réflexion qui apparaissent de plus en plus dans les recherches menées sur l'Afrique notamment en ce qui concerne les piliers de la croissance africaine.

Pour les analystes de cette étude, le premier élément explicatif est la forte demande venant d'Asie, principalement de la Chine et de l'Inde. Ces pays qui ont connu des croissances parmi les plus fortes au monde, ont eu besoin de ressources naturelles et minières. Bien que nombre de pays de l'Organisation pour la Coopération et le Développement Économiques (OCDE) soient dans une situation économique difficile, d'après les analystes de l'EIU, cela ne devrait pas être de nature à réduire l'impact de la vente des ressources minières sur la croissance. Pour eux, la croissance des pays émergents contribuera à maintenir élevé le prix des matières premières.
Le consommateur africain, un moteur de la croissance continentale
La deuxième raison est la vitesse à laquelle le continent s'urbanise et élargit la base de sa classe moyenne. Et c'est une tendance lourde. Plusieurs études expliquent que le taux d'urbanisation atteindra 50% en 2030. Thierry Paulais, économiste et urbaniste, dans son livre Financer les villes d'Afrique, signale que les villes d'Afrique sub-saharienne compteront 300 millions de nouveaux citoyens au cours des 20 prochaines années. C'est comme si, dit-il dans une vidéo publiée par l'Agence française de Développement, l'on devait installer dans les villes africaines installer toute la population des Etats-Unis. Suite à une publication de la Banque Africaine de Développement (BAD), nous réfléchissions ici sur comment Transformer les villes d'Afrique en moteurs de croissance économique.
Au-delà des matières premières

L'urbanisation rapide du continent et l'élargissement de la basse de sa classe moyenne sont deux arguments, écrivais-je plus haut, de plus en plus invoqués comme pilier de la croissance africaine. La BAD estime que la classe moyenne se situe autour de 300 millions de personnes.
Plusieurs secteurs sont florissants et prometteurs. EIU identifie notamment les télécommunications et la banque. Dans la 13e édition du TOP 500 DES PREMIÈRES ENTREPRISES AFRICAINES de Jeune Afrique, le groupe de téléphonie mobile MTN GROUP apparaît au 4e rang et présente un chiffre d'affaires de 17,254 milliards de dollars pour un bénéfice net de 2,51 milliards de dollars.
En outre, le commerce de détail est aussi payant : dans le document, il est notamment rappelé l'achat de Massmart par le géant du commerce de détail américain Walmart.
La Chine illustre aussi le fait que les investisseurs voient des opportunités dans bien d'autres secteurs que celui des ressources minières. Le graphique placé plus haut le prouve. De plus, il nous est annoncé que les cinq prochaines années verront la construction de parcs industriels au Nigéria, Ghana, Kenya et Afrique du Sud. Il faut dire qu'il y en a déjà un à Maurice. Les buts de ces parcs sont entre autres : améliorer les infrastructures et encourager les entreprises chinoises à y réaliser leurs activités industrielles et de bénéficier d'exonération fiscale.
Cette classe moyenne est aussi un élément de réflexion stratégique pour l'avenir, car il sera un élément clé pour attirer les industries sur le sol africain ; il représentera le pouvoir de consommer. D'après l'EIU, « D'ici 2030, les 18 premières villes du continent pourraient avoir un pouvoir d'achat s'élevant à 1300 milliards de dollars ».
Mais que les Africains ne pensent pas que seuls les Chinois, Indiens, Brésiliens ou Occidentaux sont les seuls à pouvoir profiter de ces perspectives. A mon sens, ils sont les premiers concernés. Seulement, se préparent-ils ?
Pour les analystes de cette étude, le premier élément explicatif est la forte demande venant d’Asie, principalement de la Chine et de l’Inde. Ces pays qui ont connu des croissances parmi les plus fortes au monde, ont eu besoin de ressources naturelles et minières. Bien que nombre de pays de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Économiques (OCDE) soient dans une situation économique difficile, d’après les analystes de l’EIU, cela ne devrait pas être de nature à réduire l’impact de la vente des ressources minières sur la croissance. Pour eux, la croissance des pays émergents contribuera à maintenir élevé le prix des matières premières.
Le consommateur africain, un moteur de la croissance continentale
La deuxième raison est la vitesse à laquelle le continent s’urbanise et élargit la base de sa classe moyenne. Et c’est une tendance lourde. Plusieurs études expliquent que le taux d’urbanisation atteindra 50% en 2030. Thierry Paulais, économiste et urbaniste, dans son livre Financer les villes d'Afrique, signale que les villes d’Afrique sub-saharienne compteront 300 millions de nouveaux citoyens au cours des 20 prochaines années. C’est comme si, dit-il dans une vidéo publiée par l’Agence française de Développement, l’on devait installer dans les villes africaines installer toute la population des Etats-Unis. Suite à une publication de la Banque Africaine de Développement (BAD), nous réfléchissions ici sur comment Transformer les villes d’Afrique en moteurs de croissance économique.
Au-delà des matières premières
Serge Tchaha
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